Présentation

En 2017 en Belgique, des personnes innocentes sont encore et toujours enfermées dans des centres fermés, défiant ainsi tout respect des droits humains fondamentaux.

Ces lieux d’incarcération sont nés suite au dimanche noir de 1991 où l’extrême droite réalise une percée sans précédent. Ils sont introduits en 1993 dans notre législation, sous le motif de pouvoir mieux organiser le rapatriement ou le refoulement des intéressés vers leur pays d’origine.

Le septième centre, la « Caricole », juste à côté du 127bis, a récemment ouvert ses portes et l’on parle déjà d’en construire un nouveau. En quelques 20 ans, le monde politique a donc réussi à normaliser et rendre indispensable l’existence de ces prisons peuplées d’hommes, de femmes et parfois encore d’enfants n’ayant commis aucun délit.

Les centres fermés ne représentent pourtant qu’une solution chimérique pour faire croire à la population que l’immigration est gérée et contrôlée, qu’on y investit de l’argent et que le politique puisse prétendre agir. En réalité, ils sont le fait de traitements inhumains et dégradants. La violence envers les détenus y est avérée et les méthodes les plus inventives sont utilisées pour les traumatiser.

Cette situation intolérable réveille depuis longtemps les indignations et un véritable mouvement de protestation s’est créé de l’autre côté des barbelés. C’est ainsi que depuis plusieurs années, en plus des visites d’ONG et autres associations autorisées, les événements de soutien aux enfermés se succèdent, comme par exemple les visites dans les centres, les manifestations devant les grilles, les distributions de cartes téléphoniques aux personnes détenues ou encore les actions Faites du vélo, pas des centres fermés.

Nous réclamons la suppression des centres fermés, l’arrêt des expulsions, la révision des politiques d’asile et de migration en vue de les acheminer vers la liberté de circulation pour toutes et tous, seule position cohérente et respectueuse des droits humains, et condamnons les violences policières.

Dans cette optique militante, nous organisons un concert devant le centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel, brandissant un slogan qui se veut simple, poétique et pacifique mais irrévocable : Faites de la musique, pas des centres fermés !

 

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